5 Avril 2018

Dates clés

La gestation des balises de détresse

Le programme Cospas-Sarsat a été initié en pleine Guerre Froide, dès le début des années 1970. Pouvoir porter secours de manière efficace, n’importe où sur le globe, nécessitait la mise en place d’une organisation internationale tout en laissant la responsabilité aux administrations. C’est pourquoi quatre États ont décidé de coopérer malgré une situation politique conflictuelle : les États-Unis, la Russie, le Canada et la France.

Jusqu’aux années 1970, les systèmes de sauvetage maritime et aéronautique utilisaient des fréquences radio VHF. En 1972 un premier texte américain a rendu obligatoire la balise de détresse. Puis en 1975 a été déployé un système de balises pour les avions en même temps que pour les bateaux de plaisance, plus de 250 000 au total.

La genèse de cospas-sarsat

En 1976, la technique de détection par effet Doppler a commencé à être utilisée (sur une fréquence de 121,5 MHz) par le Canada, les États-Unis et la France : le projet SARSAT. En même temps, la Russie expérimentait l’équivalent pour ses navires : le projet COSPAS.
La date officielle de 1988 est connue comme celle de la signature du programme, mais une entente fut signée dès 1979, et les premières vies humaines furent sauvées dès 1982 grâce au satellite LEO, lancé la même année.

Un système opérationnel

L’organisation est devenue pleinement opérationnelle dès 1985 et totalement indépendante en 2005.

Fin 2015 est décidé de porter les compétences du Cospas-Sarsat également au niveau aéronautique : le système GADSS (Global Aeronautical Distress and Safety System) a commencé à être mis en œuvre depuis 2016, d'après les recommandations de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, qui compte 57 États participants en Amérique du Nord, en Asie et en Europe).

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